C’est ce qu’on appelle « l’affaire Street View ». La commission nationale de l’informatique et des libertés a récupéré des e-mails interceptés de manière illicite par Google.

Le président de la Cnil, Axel Türk, a confirmé, lors de la présentation annuel du bilan de la Commission le 17 juin, que «des mots de passe associés à des adresses IP» et «des extraits de contenus des messages électroniques» ont été saisis.
En quoi consiste l’affaire ? Depuis deux ans, des voitures de Google parcourent la France pour photographier les routes, permettant ainsi de nourrir Google Street View. Très bien… Sauf que les véhicules en profitaient pour intercepter, par wi-fi, des informations confidentielles des maisons environnantes, comme des pages web consultées ou plus problématique, des extraits d’e-mails.
Le 19 mai, la Cnil avait lancé une procédure de contrôle, qui a donc porté ses fruits. Et l’affaire n’est pas terminée : la Commission pourrait annoncer des sanctions d’ici la fin du mois de septembre.

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