Cybercriminalité : plus haut, plus fort, plus vite !

Article publié sur Tous Les Clics le 07 décembre 2011
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Ces derniers mois, le nombre d’attaques informatiques a fortement augmenté. Aujourd’hui, les particuliers ne sont plus les seules victimes de cybercriminels. Grandes sociétés, établissements bancaires et États doivent faire face à des attaques aux lourdes conséquences.

La cybercriminalité est en hausse. DR

La cybercriminalité est en hausse. DR

Le crime bancaire en pointe
Des États-Unis, avec les ordinateurs du FMI, au gouvernement français, avec le ministère des Finances, les cyberdélinquants menacent tous les systèmes financiers.

Le premier pays touché par cette vague d’attaque a été l’Estonie. En 2007, le pays qui compte parmi le plus de connectés en Europe était en effet la victime de jeunes hackers russes. Parmi les cibles touchées : les sites gouvernementaux, les médias, les partis politiques et surtout les grandes banques du pays.

Un problème que la France connaît elle aussi. En mars 2011, c’est le ministère des Finances qui a été victime d’une vaste attaque informatique. Après enquête, il s’avère que les dossiers de la présidence française du G20 étaient visés.

De leur côté, les particuliers ne sont pas en reste. Après la Banque Populaire, en novembre 2010, c’est au tour de la BNP de devoir informer ses clients d’un risque de fraude. « Si vous recevez un email semblant provenir de BNP Paribas vous demandant d’activer vos paiements 3D Secure : il ne provient pas de BNP Paribas, il s’agit d’un Faux », précise la banque sur son site internet.

Une réponse des états insuffisante ?

Pour faire face à ce fléau, les États mettent en place des réponses adaptées. En France par exemple, c’est l’ANSSI qui lutte au quotidien contre les menaces. Problème : les cybercriminels agissent eux au niveau international. « Un cyberdélinquant peut commettre une infraction à l’étranger avec des conséquences à l’autre bout du monde », explique Myriam Quéméner, magistrate au parquet général de Versailles.

Ainsi, bien que les USA souhaitent considérer les cyberattaques comme des actes de guerre et que l’U.E discute d’un projet de directive, rien ne pourra être réglé sans des accords internationaux forts.

« Il faut agir, au minimum, au niveau européen et développer des accords avec des pays concernés », souligne l’experte en cybercriminalité. Une étape très difficile à mettre en oeuvre quand on sait que la Chine ne possède pas encore de cyberlégislation.
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