Campagne de communication pour certains, le paiement libre peut aussi être un nouveau mode de fonctionnement pour d’autres.
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Bien que toujours marginaux, les professionnels sont de plus en plus nombreux à proposer un libre prix à leurs clients surtout dans le domaine des services. Au Royaume-Uni, l’agence de publicité Agency Nil, vient de se créer avec ce seul modèle économique.
En France, Maître Pierre Redoutey, avocat à Tournus, utilise lui ce système depuis mai 2009. Fini la tarification horaire forfaitaire. Les honoraires des consultations en ligne sont désormais facturés selon le principe du « PWYW ». Chaque client propose donc une rémunération au moment où il pose sa question juridique sur le site. « Je n’y vois que des avantages » affirme sans hésiter l’avocat spécialiste en droit immobilier. Avec six mois de recul, Maître Redoutey ne constate quasiment aucune modification de ses revenus. « Mes résultats sont équivalents et je dénombre ni plus, ni moins de clients. » D’abord permis par l’utilisation principale de l’outil web cette méthode est dorénavant proposée en cabinet selon la volonté de Maître Redoutey.
Déjà imité par des confrères de Beauvais et de Paris, Maître Redoutey espère une généralisation rapide du concept. « Je pense qu’a priori beaucoup de domaines sont concernés puisque seul les actes médicaux et les actes de notaires tarifés par décret ne peuvent souscrire à cette méthode ». En attendant, l’avocat cherche à partager son expérience avec des confrères pour avancer sur cette méthode et pourquoi pas « proposer une charte commune ».
Notre dossier sur le paiement libre :
1. Interview d’Antoine Leloup, DG de Brandalley France
