Il y a ceux, comme le hacker américain Albert Gonzalez, qui vont en prison pour avoir utilisé internet à des fins frauduleuses, et d’autres qui y vont pour avoir utilisé internet tout court. Selon un rapport publié par Reporters sans frontières le 11 mars, 119 personnes sont actuellement emprisonnées parce qu’elles ont fait usage du web.
L’an passé, le chiffre était à peu près le même : 120 personnes étaient en prison pour cette raison, selon RSF. L’association épingle une soixantaine de pays coupables de ne pas respecter la liberté d’informer en ligne : parmi eux, 10 sont qualifiés d’ennemis d’internet et 19 sont placés sous surveillance. La Chine (77 net-citoyens en prison), le Vietnam (17) et l’Iran (11) sont particulièrement pointés du doigt. Fait qui pourrait surprendre : Reporters sans frontières a placé la France dans la liste des pays sous surveillance, en raison de la loi Hadopi et car « plusieurs médias en ligne et leurs journalistes ont connu une année 2010 difficile, victimes de cambriolages, de convocations devant la justice et de pressions pour identifier leurs sources ». RSF a même créé un site permettant d’informer et d’échanger sur ces questions.
La liste des pays ennemis d’internet selon RSF :
Arabie Saoudite, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Turkménistan et Vietnam.
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