Trois millions de joueurs en ligne
Ces arnaques n’empêchent pas l’internaute d’espérer réaliser un gros coup. Ils sont trois millions en France, selon une étude d’Ipsos Media CT datée de juillet dernier, à tenter leur chance aux jeux en ligne.
Un joueur sur cinq dépenserait plus de cinquante euros par mois. Paris sportifs et poker ont particulièrement la côte sur la toile. Même s’ils sont encore jugés illégaux en France, ils sont surtout hébergés en Grande bretagne où ces pratiques sont admises. (voir encadré).
A 28 ans, Stéphane multiplie les paris en ligne sur le foot et le tennis depuis plus de quatre ans. Ce professeur de français basé à Saint-Etienne, y a pris goût durant ses études. Pour bénéficier des cotes les plus avantageuses, il est inscrit en parallèle sur quatre sites différents.
Davantage que gagner : ne pas perdre !
« Au départ, je jouais de manière compulsive, irrationnelle. Maintenant je mise vraiment pour gagner. Donc je lis la presse et je consulte des sites de pronostiqueurs. Je regarde même la météo avant certains matches.
Du coup, il m’arrive de parier contre l’équipe ou le joueur que je soutiens, parce que c’est plus raisonnable. » Une attitude réfléchie qui lui permet de ne jamais trop perdre, d’autant que Stéphane investit le minimum d’argent personnel dans ces sites. Il profite surtout des bonus promotionnels proposés pour attirer les joueurs.
La force de ces sites réside dans une offre pléthorique. Show-biz, politique, il est facile de parier sur tout et n’importe quoi, puis d’aller faire un tour au casino virtuel, un onglet plus loin, pour une petite partie de poker.
« En foot, pour les gros matches, on peut parier sur la première équipe qui obtiendra une touche, sur la couleur des maillots ou sur le nombre de cartons distribués… Tout ça crée une diversité plus excitante que le bon vieux Loto sportif et ses trois cases « victoire, nul et défaite ».
A l’arrivée, Stéphane gagne de petites sommes, mais sa fierté, c’est surtout de ne pas perdre d’argent. Même s’il reste admiratif devant son collègue, professeur de sport, qui parvient lui à remporter 300 euros tous les mois. Sa technique ? L’hyperspécialisation. Il ne parie que sur le tennis où il est devenu incollable.
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