Erik Wietzel, écrivain : « internet concentre tous les fantasmes ! »

Article publié sur Tous Les Clics le 01 mars 2011

Erik Wietzel est à la littérature ce qu’est Grégoire à la musique : un précurseur. Produit lui aussi par des internautes grâce au site My Major Company, en partenariat avec XO édition, il revient sur cette aventure peu banale.

Erik Wietzel : Ne cherche pas à savoir, publié chez XO édition. DR

Erik Wietzel : Ne cherche pas à savoir, publié chez XO édition. DR

Pourquoi avoir choisi internet pour publier votre thriller : « Ne cherche pas à savoir » ?
Quand les éditions XO m’ont appelé pour me dire qu’ils voulaient me publier, ils m’ont proposé cette expérience d’édition participative. J’ai trouvé que c’était une bonne idée de prolonger le lien avec mes lecteurs, de leur donner une chance de vivre d’un peu plus près les moments intenses d’une publication.

Quel est votre bilan de cette expérience ?
Très positif, même si je regrette de ne pas avoir eu l’occasion de rencontrer physiquement plus de coéditeurs. Ils sont tout de même 388 ! L’un des meilleurs moments demeure la rencontre avec le musicien NicoM. Je l’avais entendu sur My Major Company. Comme je suis aussi musicien, je lui ai proposé de composer avec moi un thème pour « Ne cherche pas à savoir ». (la vidéo ici)

Votre livre raconte l’histoire d’une rencontre dangereuse à Naples. Peut-on imaginer une même rencontre sur le net ?
Avec sa possibilité d’anonymat et son abolition des frontières, la toile concentre tous les fantasmes, les espoirs et les peurs ! Donc, pourquoi pas ? D’ailleurs, c’est un peu le thème du roman de mon ami Patrick Bauwen : « Seul à savoir ».

Vous dites avoir un rapport très intense avec internet. Que cela signifie-t-il au quotidien ?
Je suis connecté en permanence : mon 1er geste le matin est d’allumer mon ordinateur. Mais bon, comme ça n’est pas mon dernier geste de la journée, tout n’est pas perdu…

Internet n’est donc pas l’ennemi du livre et des auteurs…
Internet bouleverse l’économie, les communications, l’accès à l’information… C’est une boîte à outils et bien plus encore. Comme il est nourri par des humains, il génère à la fois le Bien et le Mal, et, plus intéressant, toutes les zones grises qui s’étendent entre ces deux extrêmes.