Hadopi : la loi qui incite au piratage

Article publié sur Tous Les Clics le 10 mars 2010
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Premier bilan plus que mitigé pour la loi Hadopi. Une étude bretonne montre que si l’utilisation des réseaux Peer-to-Peer (P2P) diminue, les pratiques alternatives de piratage augmentent. Autrement dit, il y aurait moins de téléchargements illégaux, mais de plus en plus d’adeptes du streaming, une activité tout aussi illégale.

tete_de_mortL’étude de l’université de Rennes révèle que 15 % des utilisateurs de réseaux P2P avant le vote de la loi ont cessé cette activité depuis. Mais parmi eux, seulement un tiers a renoncé à toute forme de piratage numérique. Le reste des sondés, les deux autres tiers, préfère d’autres pratiques illégales comme le streaming ou le téléchargement direct sur des sites d’hébergement.

Selon les chercheurs, dans l’ensemble, le vote de la loi Hadopi aurait donc fait progresser le nombre de pirates (P2P et autres pratiques) de 3 %. Un chiffre qui souligne les limites de la loi. En assimilant le piratage à la pratique du partage de fichier entre internautes, le législateur réduit les pirates aux seuls utilisateurs de ce système.

Pire encore, d’après l’étude, la moitié des acheteurs sur les plates-formes légales serait des pirates. Leur couper la connexion internet pourrait donc réduire la taille du marché du téléchargement légal de 27 %.



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