Akhenaton : « Je télécharge de manière illégale ! »

Article publié sur Tous Les Clics le 17 janvier 2011

Leader du groupe IAM, Akhenaton présente son nouveau site, Me-Label.com. Grâce à internet, il travaille avec indépendance et une totale liberté de création et de ton.

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Akhenaton, le populaire leader du groupe IAM

Quels services offre Me-Label ?
Akhenaton : Me-Label est un site interactif, destiné aux fans de hip-hop. Pour 15 € par an, l’internaute a des titres en live, des photos, des réductions et un titre inédit tous les mois. Ces titres ne seront écrits, composés, enregistrés et mixés que pour les abonnés et disponibles nulle part ailleurs.

Vous proposez également un logiciel…
Akhenaton : Grâce au realtime mixer, ces chansons peuvent être exportées sur 12 pistes. L’abonné peut changer le mix, monter la basse ou les cordes, extraire l’instrumental et faire son propre remix. Les internautes nous envoient leurs oeuvres sur le site.

Internet occupe une place importante dans votre carrière…
Akhenaton : Le groupe IAM est implanté sur le net depuis longtemps (site de l’année en 1998, NDLR). Je suis sur Facebook et je reçois des milliers de demandes différentes. Mais tout le monde sait que ce n’est pas moi qui m’en occupe. Je pense que les réseaux sociaux sont très bien pour les artistes débutants.

Pourquoi ne pas utiliser le net pour produire de jeunes talents ?
Akhenaton : Je ne veux pas retomber dans le système classique de l’industrie du disque. Ce système ne m’excite pas du tout. Le net permet l’éclosion de jeunes artistes, mais également de beaucoup de merde. Aujourd’hui, il faut faire le buzz. Cette expression m’insupporte. C’est bien d’avoir le marketing qui coule dans tes vaines, mais il faut aussi être un “songman”. À Marseille, des gamins se sont filmés avec des armes pour faire le buzz. Ils se sont retrouvés en prison…

Me-Label est-il une arme antipiratage ?
Akhenaton : Non, car je télécharge de manière illégale. La loi Hadopi ne peut rien faire, car je passe par des serveurs à l’étranger. Ceux qui vont se faire attraper seront des gamins. Je maintiens que le téléchargement est du vol. Mais il ne faut pas taper sur des enfants quand de l’autre côté, les fournisseurs d’accès communiquent depuis des années sur le téléchargement illimité. Comme Universal appartient à la même maison que SFR, l’argent reste dans la famille.

Propos recueillis par Yohan Finkiel